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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 08:27

hector 3Jean Granet , était  officier de justice  en 1775 ;à l’époque  révolutionnaire  il aurait participé  à la destruction des  archives du château. Mais il était  aussi notaire . Il avait deux fils. A sa mort en 1835, son étude  a été  transmise successivement à son fils aîné , Jean –Pierre Agathe , à son petit fils puis à son arrière petit fils .Ce dernier s’appelait Charles et ce fut le dernier des Granet , notaire à Viverols  .Il exerçait  encore en 1939 et sa demeure est appelée actuellement la maison Granet.

Le fils puîné de Jean s’appelait Cumin. Il vécut de 1796 à 1886 . Il n’était pas notaire mais expert géomètre et greffier de justice. Son père lui avait acheté cette charge . La femme de Cumin  a été enterrée dans le cimetière de Viverols, dans un cercueil de bois. Cumin décida de lui  faire fabriquer une bière en zinc  et de faire  transférer  le corps  dans un terrain lui appartenant  situé à côté du cimetière  actuel de Viverols . Elle fut inhumée dans une cavité  accessible par une trappe située sous le bâtiment funéraire qui reçut ultérieurement la dépouille de Cumin dans l’alcool et celle d’Hector embaumé en 1925 .

Cumin avait  plus de quarante ans  en 1841, quand il  eut son  fils unique , Hector . Ce fils resta célibataire. Le père et le fils étaient  très liés. Ils allaient tous les deux  faire des bornages ,des arpentages ou des évaluations de biens en vue des partages. Sans doute Hector était-il de santé fragile  puisqu’il a été réformé au service militaire, en 1870. Le père mort, Hector vécut de ses rentes, , des locations  de ses propriétés agricoles et  de ses petits traitements de secrétaire de mairie et de juge de paix  dont il avait acheté la charge à trente-cinq ans moyennant la somme de 1200 F.

En 1885 , il confia  la construction d’un Mausolée au maçon Rivallier. Il fit de ce local un musée où il accumulait  toutes sortes de vieilles choses comme le sabre de Couthon  ou le calice du célèbre  prêtre réfractaire ,l’abbé Gonnet .

Au cours de sa vie , Hector , sans jamais  publier ,  a cependant  beaucoup écrit sur l’histoire locale. C’était là chose connue puisqu’à Ambert, lors de l’inauguration, du monument d’Emmanuel Chabrier, le ministre de l’Instruction  publique et des Beaux Arts l’avait nommé  officier d’Académie et décoré des palmes  académiques. Parmi ces écrits se trouve la description de la maladrerie de  Viverols. Elle se situait sur le chemin des Mas. Une croix  plantée sur une pierre levée la signale encore. On l’appelle la croix de l’Infirmerie . Une maladrerie  était un véritable cimetière pour les vivants.  Les  croisés avaient rapporté du Moyen Orient   une terrible affection : la lèpre. On ne savait  pas  soigner les malades mais on craignait  la contagion  alors on les éloignait du bourg au cours d’une cérémonie religieuse qui commençait dans l’église dont le chœur était tendu de  draps noirs et continuait  par une procession   qui accompagnait le malade  dans sa retraite .

A la mort de son père, Hector vécut seul jusquà sa mort (1925) dans sa demeure de Viverols en compagnie de sa gouvernante et de sa  meute de chats . On le disait distant. Il est certain qu’il avait des centres d’intérêt qui n’étaient pas ceux des habitants de Viverols.  Il était  croyant ,mais aussi superstitieux : pour lui les  revenants existaient . Ainsi quand il rendait visite  à son père dans l’alcool , il lui parlait. Il faisait aussi partie  de la confrérie  des pénitents blancs de Viverols . Il semblait  accorder beaucoup d’importance  à cette association, car dans le blason de  ses armoiries de part et d’autre  de son chiffre ,(deux lettres entrelacées H et G.) étaient représentés deux pénitents  tenant un bâton  ,symbole du grade de maître  du Gonfalon.

Hector parle aussi  dans ses mémoires de la confrérie des pénitents de St Anthème. Elle avait été fondée par le seigneur Balthazar de la Roue au  milieu du dix-septième  siècle. Le seigneur aurait fourni la chaux , le sable  et l’emplacement  pour la construction de la chapelle. Cette association  était  très appréciée des habitants puisqu’en 1659 elle groupait 840 personnes mais aussi des commerçants  qui se réjouissaient de l’afflux de  la clientèle.

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Published by mesecrits-vains - dans tourisme
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