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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 14:33

Qui sommes-nous ?

Néandertaliens , Homo-sapiens ?Il y a des millénaires  de cela ;

Gaulois ? C’était un peuple formé du mélange  de trois ethnies : les Celtes, les Belges, et les autochtones  plus anciennement fixés.

 Celtes ? Ils arrivèrent  d’Allemagne. Ils s’établirent  entre Garonne  et Seine  500 ans  avant J.C

Belges ?   entre la Seine et le Rhin aux  3ème et  2ème  siècle  avant J.C

Armoricains ?  Leur nom les situe  facilement.

Aquitains ?  mélange de Celtes et  d’Ibères.

Ligures : installés de Marseille au golfe de Gênes et dans l’arrière pays.

Gallo-romains ?  de sang mêlé ? ou Gaulois romanisés ? Et cela pendant cinq cents ans ;

Vandales ? A partir de 407 ,ils venaient de la Baltique pour séjourner dans la Bretagne ;

Wisigoths ? peuple du Danube qui s’enracina  en Aquitaine et en Languedoc. Ils fondèrent le royaume de Toulouse . Il y a seize siècles de cela.

Saxons ? Ils  se fixèrent  sur les côtes bretonnes à partir de 440

Burgondes ? Venus de la vallée  de  l’Elbe ,ils s’implantèrent   en Savoie   au cinquième siècle. Ils donnèrent leur nom à la Bourgogne ;

Avars ? Dès l’an  600 , ils venaient de Hongrie . Charlemagne les intégra.

Alains ?  C’était des iraniens. Actius leur céda des terres  le long de la Loire. Le prénom Alain et le village d’Allaine perpétuent   leur souvenir.

Huns ? Venus de Mongolie, ils occupèrent  la région d’Orléans vers  les  années 450

Arabes ?  Ils sont à Toulouse en 721 et à Poitiers, à Poitiers en 732;

Vikings ? Du 8ème au 10ème siècle ils remontèrent   les estuaires de la Seine et de la Loire. Ils débarquèrent en Normandie  et adoptèrent  le christianisme.

Anglais ? Ils ont occupé la Gascogne, l’Aquitaine et le Poitou pendant  quatre siècles.

Francs ?  Leur patrie était non  seulement   la  Gaule mais la Neustrie et  l’Austrasie , à l’Est du Rhin.

Ce sont  ces peuples qui  ont fait la France.

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 10:43

  Scieurdelong.JPG    

(Les expressions entre guillemets sont celles de Jean Charreyre)

 

     Jean Charreyre , curé d'Eglisolles pendant la dernière décennie du dix-neuvième siècle, a consigné dans un cahier format écolier des observations très intéressantes  sur la vie dans la vallée de l'Ance. Son petit document est  intitulé "Essai  d'histoire et de moeurs locales". Il décrit notamment avec précision la vie des scieurs de long.

     De tous les villages, ils étaient nombreux  à partir  "tirer la scie". Sur mille personnes d'Eglisolles, on comptait,  nous dit-il ,cent scieurs. Cela correspond , au moins ,  à un homme sur trois,de dix-huit  à soixante ans. Il s'agit donc d'un mouvement de population très important, une véritable  migration  saisonnière pendant neuf mois de l'année avec retour en juin pour les fenaisons à la maison  ou "chez les autres".

  Ces déplacements de population s'expliquent par le manque de ressources. Peu de terres agricoles et d'un maigre rendement. Quatre cinquième  du sol, d'après  Charreyre,couverts  de forêts. Peu de terres et des terres pauvres. De petites exploitations et beaucoup  de bouches à nourrir. Alors on partait.

   On revenait avec une somme d'argent vite investie  dans le paiement du pain mangé  à crédit  en attendant le retour du sitaire ou servant à  l'achat de quelques parcelles. Chaque émigré rapportait   cinq à sept  cents francs ; mille à mille deux cents francs pour le maître scieur. Jean Charreyre s'est livré à un petit calcul :avec cent scieurs de long c'était quarante à cinquante mille francs qui rentraient au pays "où s'arrachaient les terres au feu des enchères." Alors les prix montaient au mécontentement de ceux qui n'étant point parti  étaient sans économies.

  Mais on partait aussi pour se constituer , à plusieurs ,un pécule, "la masse" destinée à  l'achat d'un remplaçant pour le service militaire. Ce service ,c'était la Révolution qui l'avait instauré. La loi Jourdan du 19 fructidor, an VI . Mais ce nom et ce calendrier restaient inconnus dans nos campagnes. Les mouvements d'idées  parisiennes  arrivaient mal dans notre région.

   On partait donc à vingt ans au service militaire pour cinq ou sept ans suivant les époques. Mais Charreyre remarque que cela ne faisait que six ans ,car tous les deux ans , un congé de six mois était accordé . On tirait au sort. Aux veinards le bon numéro qui exemptait. Aux malchanceux, le numéro fatal .

Malchanceux ? "les vieux de la vieille"qui avaient fait sept ans disaient que "c'était le meilleur temps !"Il restait  qu'un départ  était un évènement malheureux. Si longtemps loin de chez soi ! A rien gagner ! En danger en cas de guerre ! Et  au retour toutes les filles  étaient mariées ! Acheter un remplaçant  était la solution mais il fallait beaucoup  d'argent ! Les petites fermes familiales ne pouvaient subvenir. Alors , avant le régimen ,on se faisait scieur  de long pour fournir sa quote part à la "masse" qui servait à l'achat du remplaçant. Sur cinq ou six , un seul conscrit "écoperait". Il disposerait alors de tout l'argent pour se libérer.

  Il s'agit là  d'un groupement remarquable de jeunes unissant leurs possibilités  financières, une sorte d'assurance mutuelle contre l'adversité,une reconnaissance  de la faiblesse de l'homme seul, une conscience du pouvoir de l'association.

  Cependant certains individualistes invétérés trouvaient eux -mêmes leur solution. On pratiquait déjà le mariage blanc. Souvent avec une vieille fille.

            "La loi n'autorisant pas le divorce  à l'époque", on se mariait  seulement   en mairie.En ces temps, dans nos pays  , seul le mariage religieux était considéré. Un mariage civil n'était pas un mariage. Les années passant ,les risques de conscription s'éloignant,le jeune pensait alors  à fonder un foyer avec l'élue de son coeur  ou l'élue ... des parents.Mais il fallait trouver un curé qui veuille bien  bénir cette union secrète. Ce n'était pas toujours facile. Quant aux biens, aucun problème. Un bon contrat devant notaire,passé lors du premier mariage  préservait de toute spoliation.  Ainsi certains de nos grands-pères ont été  bigames !

    La prohibition du divorce permet de cerner dans le temps, avec plus de précision cette peinture des moeurs. La rupture des liens du mariage  autorisée par la Révolution a été supprimée par Louis XVIII en1816 et à nouveau permise en1884 par la Troisième République .1816-1884 voilà le cadre de l'étude de Charreyre.   Mais le tirage au sort ne cessa qu'en 1905.

      Ce document nous renseigne encore  sur la  condition de scieur de long et sur la vie en forêt. Ils partaient vers le Nord ,en Bourgogne et dans le Centre;à l'Ouest , dans les Pays de Loire et en Charente ; ou à l'Est ,en Franche Comté et dans la région Rhône -Alpes actuelle. 

    Partir , aller "tirer la scie" pour un jeune de dix huit ans,c'était commencer sa vie d'homme. Au retour, il était considéré. Il était devenu quelqu'un ! Il avait "fait campagne" Il revenait chaussé de bottes, et en blouse de toile bleue avec la montre à chaîne,dans le gousset. Et bien qu'il ne le  dît pas , avec beaucoup d'argent !

  En forêt ,les équipes groupaient cinq ou six hommes. Un maître scieur , quatre ouvriers et l'apprenti qui, aux repas ,préparait la soupe au lard et aux pommes de terre .Dès l'arrivée sur le chantier ,la première tâche était la construction de la cabane en planches avec son coin sommeil couvert de paille ou de fougère, son vieux poële d'occasion au milieu, sa table grossière tirée de la forêt et ses bancs très rustiques . Vite ,on construisait la "chabra" sorte de haut trépied où l'on enchaînait la grume à scier.   Six jours de travail  et le dimanche  pour la messe, l'achat des provisions, la détente à l'auberge et le désoeuvrement ....

   La profession de scieur de long  s'est éteinte à l'aube du XXème siècle. Mais , après la première guerre , quand le sciage des planches se fut mécanisé  l'abattage et le débardage des arbres demandaient  encore de la main d'oeuvre et pendant une décennie au moins ,des hommes s'en allèrent encore ganer leur vie, loin de chez eux. 

     

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 07:37

  dentelle.jpg   

 

 

 

Sur le seuil de sa porte , sur son siège bas  et les pieds bien posés sur  

un vieux tabouret ,la vieille au dos courbé fait voler ses fuseaux entre ses mains agiles.  Les fils s'entrecroisent. Un dessin apparaît. Des fleurs légères éclosent fragiles et merveilleuses. Et là ,  tout à côté, l'arrière petite fille admire son aïeule et lui  dit gentiment :  " Grand-mère , tu as des doigts de fée ! "

  - "Mais non  c'est l'habitude ! Regarde car je suis la dernière dentellière de ce petit village. J'arrête mon ouvrage et vais te raconter l'histoire de la dentelle.

    Elle est vieille , la dentelle. Quatre cents ans peut être. Elle nous vint d'Italie , apportée par des hommes qui savaient se servir de ces jolis fuseaux .Des pèlerins, des colporteurs ,partis de Venise,  de Gênes ou de Milan. En trente ans  ou cinquante ans peut -être , le carreau (2) entra dans les maisons . al payée . Petit salaire gagné à la sauvette mais qui aidait à vivre! Bientôt toutes les femmes se mirent à cet ouvrage quand les travaux des champs  laissaient quelque répit et aux veillées surtout  autour du " la boula de veilha" (1) dont la faible lumière  permettait d'allonger la durée de la tache. Les leveuses distribuaient les fils et les cartons,  collectaient les galons  et payaient la dentelle. Mais leur oeil critique  décelait d'infimes salissures et des erreurs, même les plus petites qui servaient de prétexte  à faire baisser les prix .Un prix pourtant bien faible !  Dix centimètres à l'heure , un mètre de dentelle et voilà la journée avec des courbatures qui vous accompagnaient dans votre lit-placard de la salle commune, avec des yeux rougis tant ils avaient fixé le dessin des cartons.Bien sûr, notre dentelle en fil  de nos campagnes était certes bien commune et de plus mal payée.Petit salaire gagné à la sauvette mais qui aidait  à vivre !

    Notre noble dentelle se vendait bien mais  certains grands seigneurs  , des nobles et des bourgeois méprisant sans doute  les travaux de nos doigts , préféraient  celle qui venait d'Italie , de Venise surtout . L'argent français partait  vers ces terres étrangères et le roi Louis XIII trouvait cela fort mal .Que faire  pour empêcher   ces achats extérieurs ? On trouva un moyen  qui fut , certes ,efficace. On interdit de porter sur soi une quelconque dentelle sous peine de lourdes amendes. Ainsi en avait décidé , à Toulouse , le Parlement sous la pression royale.Bien sûr l'argent de France  resta dans le pays, mais dans notre vallée les fuseaux s'aérrêtèrent  et nous , pauvres grands-mères devinrent plus pauvres encore.

     Par bonheur, à l'époque, se trouvait au Puy , le père Jean-François Régis des Plats, de la Compagnie de Jésus. Il était bienveillant envers le petit peuple. Alors les  dentellières, lui dirent  leurs malheurs, leurs griefs, leurs  ennuis. Il intervint si bien qu'on leva l'interdit. Les fuseaux réveillés , un peu d'argent  revint  dans nos humbles  demeures.

    Puis avec Louis XIV , le carreau triompha. Dans les costumes nobles , la dentelle était très employée. Elle formait les fraises, ces grandes collerettes,  qu'hommes et femmes portaient  avec fierté . Elle décorait les pourpoints ; elle ouvrageait le haut des chausses ; elle enrobait les vêtements masculins avec la mode des rhingraves ; elle formait les rabats , ces grands cols qu'exigeait la mode masculine ; elle se logeait aux poignets  sous forme de manchettes , au bas de la culotte  en de très beaux canons ,plus tard , sur la chemise en  jabots bouillonnants. Elle  ornait les coiffes féminines, décorait les manteaux  et voilait les corsages . Des lits à baldaquin , elle pendait aux ciels, elle grimpait en spirales autour de leurs colonnes et s'accrochait aux bois. Dans les carrosses, elle tapissait les intérieurs. La dentelle était partout. Mais Colbert arriva.

     La dentelle précieuse de Gènes  et de Venise traversait toujours la barrière des Alpes et nous envahissait.  Colbert voulait qu'en France  on fabriquât  d'aussi belles dentelles  que celles d'Italie pour ne plus acheter en pays étranger.  Vinrent les manufactures avec le point de  France. Et pour que ce motif , de partout s'imposât , on interdit la dentelle ordinaire , celle que réalisaient si bien  , nos vieux  doigts de grands-mères . Des contrôles avaient lieu . Des envoyés du roi; ces intendants  de plus en plus nombreux  parcouraient la province. Cela dura trois ans. Il y eut bien sûr  de nouvelles doléances, des plaintes, des suppliques. Enfin , en l'an 1666 l'ancien point fut à nouveau permis. Et c'était bien justice puisqu'on le demandait  en France et hors de France.

    La dentelle a duré  pendant deux siècles au moins . Chefs d'oeuvre de patience  qui partaient vers tous les horizons , vers l'Espagne et l'Italie  , vers l'Angleterre  et  l'Allemagne  et vers l'Amérique . Et puis la machine a tué le carreau. Elle va beaucoup plus vite . Elle ne se trompe pas  mais ce n'est plus pareil , la vraie dentelle est morte .C'était  un travail à la fois  simple et intelligent, une production  de qualité, anonyme sans l'être, riche de personnalité , tout en étant modeste.

    Et la petite fille écoutait toujours. Il lui semblait   revoir toutes ces mères,  grands-mères ,  aïeules  penchées sur leurs carreaux  s'usant les yeux pour distinguer les fils, travaillant tout le jour pour un maigre salaire. et puis apparaissait des milliers d'aunes  de ruban tissés au cours des siècles par des milliers  de doigts, un immense galon  tout autour de  la France et tout autour du monde. Il flottait dans l'espace, de plus en plus léger,de plus en plus  usé par le poids des années Mais le vent du progrès  s'éleva  , arrivèrent les orages  des modes passagères. Le galon tourbillonna , se déchira , s'effilocha et partit en lambeaux  et il ne resta ....rien "

 

 

 

(1) "la boula de veilha" est un vase rempli d'eau placé entre la source de lumière  (lampe à huile ou bougie)  et le carreau. Il produit un effet de loupe et diffuse la lumière.

(2)Le carreau est le métier qui  porte les fuseaux . Il se place sur les genoux de la dentellière.

 

 

 

 

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 14:59

    aigle-copie-2

 

En 1852, s'achevait la construction de la mairie de Billom. On plaça au sommet de la façade un aigle en pierre de Volvic. Aujourd'hui ce rapace déploie ses ailes dans dans un square qui  jouxte la maison commune.

    Son histoire mérite d'être contée. C'est celle  de Charles  Louis  Napoléon Bonaparte qui , pour conduite de vie avait un modèle familial : feu son oncle Napoléon I.

    Après la Révolution de 1848, paré du prestige  de son illustre ancêtre qui avait fait tuer plus de  deux millions de  militaires et civils au cours de ses absurdes guerres ,ce Charles Louis  fut élu président de la République. Une République  qu'il méprisait  puisqu'il l'assassina par le coup d'état du 2 décembre 1851. Il devint Napoléon III.

    A l'époque , à Billom , on trouva bien cela et l'on fit sculpter  un grand aigle de pierre. On le hissa  au sommet de la mairie . De là , il dominait toute la ville.

     Mais vinrent la capitulation de Sedan, en 1870,l'emprisonnement de l'empereur, la vacance du pouvoir.  Paris prononça la 3ème République. L'aigle n'avait plus rien a faire  au sommet de la façade. On le délogea de son piédestal. Et ce fut la descente, une descente comme la chute de l'Empire.

    Et maintenant , il est là , par terre . Il porte toujours sa couronne impériale derrière des grilles comme pour empêcher tout nouvel envol.

    Il rappelle  un bien triste passé. Mais il fait partie du patrimoine national ! Peut être serait-il mieux à sa place dans un musée....   

 

   

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